Délivra sa patrie du tyran Mélanchros et tua le général athénien Phrynon. Exemple de prudence, ce personnage politique se distingua par sa retenue, sa discrétion, son honnêteté politique. Il accorda même la liberté à l'assassin de son fils, en arguant du fait que «le pardon vaut mieux que le repentir». Ses compétences politiques significatives sont prouvées par les nombreuses législations dont il fut l'auteur ; on distingue entre autres la loi imposant une peine double pour toute infraction commise en état d'ivresse. Homme d'État grec, aisymnète de la ville de Mytilène, l'un des «Sept sages» de l'Antiquité. A gouverné de -595 à -585.
L’aisymnète, nom spécial aux Mégariens, désigne à l'origine et dans l'antiquité grecque, en Asie Mineure, le chef du protocole. Comme le dit ce nom en grec ancien, personnage apte à connaître les convenances, les bonnes coutumes, et à régler le droit. Selon les régions et les époques, la fonction ayant évolué, ce titre a correspondu à des charges diverses, exercées par des magistrats investis de pouvoirs ordinaires ou extraordinaires. Devenu par la suite le magistrat suprême dans les villes d'Ionie, l'aisymnète a été situé entre le tyran et le nomothète. Il est considéré comme un arbitre par Aristote. Socrate fut nomothète. D’après les historiens modernes, qui s'appuient sur le corpus démosthénien, ils sont tirés au sort à raison de 500, 1000 ou 1500, parmi les 6000 qui ont prêté le serment des Héliastes. Ils doivent se prononcer en un jour «par oui ou par non» sur les projets de loi émanant de l’assemblée des citoyens, après un débat contradictoire avec égalité de temps de parole entre partisans et opposants du projet émanant de l'Assemblée. Les débats prennent la forme d'un "procès" de la loi antérieure qu'il s'agit de réformer ou d'abroger. (...)

Pittacos de Mytilène - Πιττακός, naissance 650 av. J.-C. / décès 570 av. J.-C.

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